S’installer en France pour travailler, rejoindre sa famille ou profiter de sa retraite est un projet important. Pourtant, entre le visa France, l’autorisation de travail, le titre de séjour, les démarches auprès du consulat, de la préfecture, il est facile de se tromper de procédure.

Le bon parcours dépend notamment de votre nationalité, de la durée du séjour, de votre activité professionnelle, de vos ressources et de votre projet familial. En 2026, certaines règles ont également évolué, avec notamment l’examen civique pour certaines premières demandes et l’augmentation de plusieurs taxes liées aux titres de séjour.

Ce guide présente les principales solutions d’immigration en France, notamment pour les salariés internationaux, les personnes en mobilité professionnelle et les retraités étrangers. Il explique également comment SCOT Immigration peut vous accompagner dans la préparation et le suivi de vos démarches.

Table des matières

Visa ou titre de séjour : quelle différence ?

Avant de commencer, il est essentiel de distinguer le visa du titre de séjour.

Le visa France

Le visa est généralement demandé avant l’entrée sur le territoire français, auprès du consulat ou du prestataire compétent dans le pays de résidence. Pour un séjour de plus de 90 jours, un visa de long séjour est normalement nécessaire lorsque la nationalité du demandeur n’en est pas dispensée.

Le visa peut correspondre à plusieurs situations :

  • salarié ou travailleur temporaire ;
  • étudiant ;
  • visiteur ;
  • regroupement familial ;
  • famille accompagnante ;
  • passeport talent ;
  • retraité ou conjoint de retraité ;
  • mobilité intragroupe ou salarié détaché ICT.

Le site officiel France-Visas recommande de suivre cinq étapes : vérifier sa situation, compléter la demande en ligne, prendre rendez-vous, déposer le dossier puis suivre la demande. Les justificatifs dépendent du motif du séjour.

“Pour un séjour en France supérieur à 90 jours, un visa de long séjour est généralement requis avant l’entrée sur le territoire”
— France-Visas

Le titre de séjour

Le titre de séjour autorise un ressortissant non européen à résider en France au-delà de la durée autorisée par son visa ou son entrée initiale.

Il peut prendre différentes formes :

  • carte de séjour temporaire ;
  • carte de séjour pluriannuelle ;
  • carte de résident de 10 ans ;
  • carte de séjour « salarié » ;
  • carte « travailleur temporaire » ;
  • carte « visiteur » ;
  • carte « retraité » ;
  • titre « passeport talent ».

Dans certains cas, le visa de long séjour vaut lui-même titre de séjour, sous la forme d’un VLS-TS. Ce document doit généralement être validé dans les trois mois suivant l’arrivée en France.

Venir travailler en France : mobilité salariée et autorisation de travail

La mobilité salariée en France

La mobilité salariée en France peut prendre plusieurs formes. Il peut s’agir :

  • d’un recrutement direct par une entreprise française ;
  • d’une mutation temporaire au sein d’un groupe international ;
  • d’une prestation de services ;
  • d’un détachement ;
  • d’un contrat à durée indéterminée ou déterminée ;
  • d’une mission spécialisée ou hautement qualifiée.

Le statut adapté dépend de la durée de la mission, du lien entre l’employeur étranger et l’entreprise française, du niveau de qualification et de la nature du contrat.

Salarié en CDI

Un ressortissant non européen recruté en contrat à durée indéterminée peut, sous conditions, obtenir une carte de séjour portant la mention salarié.

Lorsque le demandeur réside encore à l’étranger, l’employeur doit généralement effectuer la demande d’autorisation de travail avant l’entrée en France. Après accord, le salarié peut demander un visa de long séjour adapté à son activité.

À son arrivée, il doit :

  1. valider son VLS-TS dans le délai prévu ;
  2. régler la taxe correspondante ;
  3. conserver les justificatifs de son activité ;
  4. déposer sa demande de titre de séjour ou de renouvellement dans les délais ;
  5. respecter les obligations liées à l’intégration républicaine.

Salarié en CDD

Pour un contrat à durée déterminée, le titre délivré porte généralement la mention travailleur temporaire. Sa durée dépend notamment du contrat de travail et de l’autorisation accordée.

Le renouvellement doit être anticipé. Un changement d’employeur ou de fonction peut nécessiter une nouvelle autorisation de travail ou une modification du statut de séjour.

“En CDI, le ressortissant non européen peut relever de la carte de séjour salarié ; en CDD, le titre porte généralement la mention travailleur temporaire”
— Service-Public.fr

Mobilité intragroupe et salarié détaché ICT

Les cadres, experts ou salariés envoyés temporairement en France par une entreprise appartenant à un groupe international peuvent relever du dispositif salarié détaché ICT.

Pour une mission de plus de douze mois, le visa de long séjour peut porter la mention « salarié détaché ICT ». Une carte de séjour pluriannuelle doit ensuite être demandée auprès de la préfecture dans les deux mois suivant l’arrivée en France.

Ce dispositif peut également faciliter l’arrivée de la famille. Le conjoint et les enfants concernés peuvent bénéficier d’une procédure de famille accompagnante, avec des droits spécifiques, notamment la possibilité de travailler pour le conjoint dans certaines situations.

Les travailleurs hautement qualifiés

Certains profils peuvent bénéficier d’un titre « passeport talent », par exemple :

  • salariés hautement qualifiés ;
  • salariés en mission ;
  • chercheurs ;
  • salariés d’une entreprise innovante ;
  • investisseurs ;
  • créateurs d’entreprise ;
  • mandataires sociaux ;
  • artistes ou personnes de renommée internationale.

L’intérêt principal de ces titres est leur durée potentiellement pluriannuelle et, selon le statut, la simplification de certaines démarches pour la famille.

S’installer en France à la retraite

La France attire de nombreux retraités étrangers souhaitant y passer une partie de l’année ou y établir leur résidence principale. Le choix du titre dépend notamment de la nationalité et du projet réel de résidence.

La carte de séjour « retraité »

Un étranger ayant résidé régulièrement en France avec une carte de résident peut, sous certaines conditions, demander une carte portant la mention retraité.

Cette carte :

  • est valable dix ans ;
  • permet d’entrer en France sans demander un nouveau visa pour des séjours d’une durée maximale d’un an ;
  • n’autorise pas l’exercice d’une activité professionnelle ;
  • ne permet pas, à elle seule, de faire venir les membres de la famille ;
  • peut être renouvelée.

Le conjoint ayant résidé régulièrement avec le titulaire peut, dans certaines situations, obtenir une carte « conjoint de retraité ».

“La carte de séjour mention retraité est valable dix ans, n’autorise pas le travail et permet des séjours en France d’une durée maximale d’un an”
— Service-Public.fr

Le titre de séjour « visiteur »

Le titre visiteur s’adresse notamment aux personnes qui souhaitent séjourner en France sans y exercer d’activité professionnelle.

Le demandeur doit généralement démontrer :

  • des ressources suffisantes ;
  • une couverture médicale adaptée ;
  • un logement en France ;
  • l’engagement de ne pas travailler sur le territoire ;
  • la stabilité et la cohérence de son projet.

Pour une personne seule, le montant minimal de ressources indiqué par Service-Public.fr est de 1 477,93 € nets mensuels sur une année. Cette exigence peut évoluer et doit être vérifiée au moment du dépôt.

La carte visiteur est valable au maximum un an et peut être renouvelée sous conditions.

“La carte de séjour temporaire visiteur permet de résider en France sans travailler et suppose notamment de justifier de ressources suffisantes”
— Service-Public.fr

Retraité européen

Les ressortissants de l’Union européenne, de l’Espace économique européen ou de Suisse bénéficient d’un régime différent. Ils n’ont généralement pas besoin de titre de séjour pour vivre en France, mais doivent pouvoir justifier de ressources suffisantes et d’une assurance maladie lorsqu’ils résident en France en tant que retraités ou personnes inactives.

Après cinq années de résidence légale et continue, ils peuvent acquérir un droit au séjour permanent.

Les étapes clés d’une demande

Quelle que soit votre situation, une préparation méthodique réduit considérablement les risques d’erreur.

1. Identifier le bon statut

La première étape consiste à déterminer le motif réel du séjour :

  • travail salarié ;
  • mobilité intragroupe ;
  • retraite ;
  • visite longue durée ;
  • regroupement familial ;
  • études ;
  • création d’entreprise ;
  • passeport talent.

Un mauvais choix de statut peut entraîner un refus, un retard ou la nécessité de recommencer une partie de la procédure.

2. Vérifier les conditions personnelles

Il faut ensuite contrôler :

  • la nationalité ;
  • la durée prévue du séjour ;
  • la situation familiale ;
  • les ressources ;
  • le logement ;
  • le contrat de travail ;
  • les diplômes et qualifications ;
  • la couverture médicale ;
  • l’historique des précédents titres de séjour.

3. Préparer les justificatifs

Les documents fréquemment demandés sont :

  • passeport ;
  • actes d’état civil ;
  • justificatif de domicile ;
  • photographies ou e-photo ;
  • contrat de travail ou attestation employeur ;
  • justificatifs de ressources ;
  • assurance médicale ;
  • justificatifs de logement ;
  • autorisation de travail ;
  • diplômes et attestations professionnelles ;
  • traductions réalisées par un traducteur agréé lorsque cela est nécessaire.

Les documents doivent être lisibles, cohérents et, lorsque cela est requis, accompagnés d’une traduction française officielle.

4. Respecter les délais

Pour de nombreux titres, la demande doit être déposée entre quatre mois et deux mois avant l’expiration du visa ou du titre en cours.

Pour un VLS-TS, la validation doit être effectuée rapidement après l’arrivée en France. Un retard peut entraîner des difficultés administratives, une taxe supplémentaire ou une situation irrégulière.

5. Suivre la demande

Après le dépôt, il est important de conserver :

  • le récépissé ;
  • l’attestation de dépôt ;
  • les échanges avec l’administration ;
  • les convocations ;
  • les preuves de paiement ;
  • les demandes de pièces complémentaires.

SCOT Immigration peut également vous aider à organiser un calendrier de suivi afin de ne pas manquer une échéance importante.

Les évolutions importantes en 2026

L’examen civique

Depuis le 1er janvier 2026, certains ressortissants non européens qui déposent une première demande de carte de séjour pluriannuelle ou de carte de résident doivent justifier de la réussite à un examen civique.

Cette obligation ne concerne pas de la même manière tous les profils et les renouvellements ne sont pas automatiquement soumis à cette exigence. Une vérification personnalisée est donc indispensable.

“Depuis le 1er janvier 2026, l’examen civique est requis pour certaines premières demandes de carte de séjour pluriannuelle ou de carte de résident”
— Direction générale des étrangers en France

L’augmentation des taxes

Depuis le 1er mai 2026, plusieurs montants ont augmenté. À titre indicatif :

  • première délivrance de nombreux titres : 350 € ;
  • renouvellement de nombreux titres : 250 € ;
  • certains tarifs réduits : 150 € à la première délivrance et 100 € au renouvellement ;
  • visa de long séjour valant titre de séjour : 300 € dans les situations concernées ;
  • demandes de naturalisation : 255 €.

Les montants dépendent toutefois de la catégorie du titre et de la situation du demandeur. Il est donc conseillé de vérifier le tarif applicable avant d’acheter un timbre fiscal.

“La loi de finances pour 2026 a modifié plusieurs taxes applicables aux titres de séjour, visas de long séjour et demandes de nationalité”
— Service-Public.fr

Une admission exceptionnelle au séjour plus encadrée

La régularisation par le travail ou au titre des liens personnels et familiaux est examinée au cas par cas. Les critères sont devenus plus stricts, notamment depuis les orientations publiées en janvier 2025.

Les personnes concernées doivent préparer un dossier particulièrement documenté : ancienneté de présence, insertion, activité professionnelle, liens familiaux, maîtrise du français et respect des principes de la République peuvent être pris en compte.

Comment SCOT Immigration peut vous aider

Les démarches d’immigration en France exigent à la fois de la précision, de l’anticipation et une bonne compréhension du droit applicable. SCOT Immigration peut vous accompagner notamment pour :

  • analyser votre situation et identifier le statut adapté ;
  • vérifier la cohérence de votre projet d’installation ;
  • préparer la demande de visa France ;
  • constituer un dossier de titre de séjour ;
  • accompagner une mobilité salariée ou intragroupe ;
  • vérifier les documents de l’employeur ;
  • préparer une demande pour retraité ou visiteur ;
  • anticiper un renouvellement ;
  • identifier les changements de statut possibles ;
  • organiser les traductions et justificatifs ;
  • suivre les demandes de pièces complémentaires ;
  • réduire les risques d’erreur et de retard.

L’accompagnement professionnel permet de gagner du temps, de limiter le stress administratif et de renforcer la conformité du dossier. Il ne garantit pas une décision favorable, qui relève toujours de l’administration compétente, mais il permet de présenter une demande plus complète, cohérente et adaptée à la situation réelle du demandeur.

Pour renforcer le maillage interne de cette campagne, prévoyez des liens vers :

  • le guide consacré au visa de long séjour en France ;
  • l’article sur la mobilité salariée et l’autorisation de travail ;
  • le guide du titre de séjour visiteur ;
  • l’article sur la retraite et la résidence en France ;
  • la page de présentation des services de SCOT Immigration.

Questions Fréquentes

Faut-il toujours un visa pour immigrer en France ?

Pour un séjour de plus de 90 jours, les ressortissants non européens doivent généralement demander un visa de long séjour avant leur arrivée, sauf exception liée à leur nationalité ou à leur situation. Les ressortissants européens bénéficient d’un régime différent.

Quelle est la différence entre un VLS-TS et un titre de séjour ?

Le VLS-TS est un visa de long séjour qui peut valoir titre de séjour pendant sa période de validité, à condition d’être validé dans les délais. Le titre de séjour est un document délivré ou renouvelé par l’administration française pour permettre la poursuite du séjour.

Un retraité étranger peut-il travailler en France ?

La carte de séjour portant la mention « retraité » n’autorise pas le travail en France. Une personne souhaitant exercer une activité professionnelle doit étudier un autre statut, comme salarié, travailleur temporaire, entrepreneur ou passeport talent.

Quel titre demander pour travailler en France avec un CDI ?

Un ressortissant non européen recruté en CDI peut généralement demander une carte de séjour mention « salarié », sous réserve de remplir les conditions applicables et d’obtenir l’autorisation de travail lorsque celle-ci est requise.

Quand faut-il renouveler un titre de séjour ?

Dans de nombreuses situations, le renouvellement doit être demandé entre quatre mois et deux mois avant la fin de validité du document actuel. Les délais peuvent varier selon le titre et la préfecture compétente.

Chiffres Clés

📊 377 462 titres, données provisoires – Premiers titres de séjour délivrés en 2025

📊 4 470 970 titres et documents valides – Présence étrangère régulière au 31 décembre 2025

📊 Validité de 10 ans – Carte de séjour « retraité »

📊 350 € de timbre fiscal – Première délivrance de nombreux titres de séjour depuis le 1er mai 2026

Conclusion

L’immigration en France ne se résume pas à obtenir un visa. Il faut choisir le bon statut, préparer les justificatifs adaptés, respecter les délais et anticiper les évolutions réglementaires.

Pour une mobilité salariée en France, l’autorisation de travail et la cohérence du contrat sont essentielles. Pour un retraité, le choix entre carte « retraité », titre « visiteur » ou autre statut dépend du projet réel de résidence et de la possibilité ou non de travailler. Dans tous les cas, un dossier incomplet ou déposé hors délai peut entraîner des complications importantes.

SCOT Immigration accompagne les salariés internationaux, retraités, familles et expatriés dans leurs démarches de visa, de titre de séjour et de résidence en France. Contactez SCOT Immigration pour bénéficier d’un accompagnement personnalisé, sécuriser votre dossier et avancer plus sereinement dans votre projet d’installation.